germain

Jacques Germain est né à Paris en 1915

Jacques Germain commence à peindre très tôt et dès 1931, sur les conseils de Blaise Cendrars, il étudie à l'Académie moderne de Paris qui est dirigée à l'époque par Fernand Léger et Amédée Ozenfant. Mais il n'y reste pas longtemps et part pour l'Allemagne dès 1932 où il travaille au Bauhaus de Dessau avec Kandinsky et Albers.

Il revient en France en 1936 pour accomplir son service militaire puis la guerre éclate. Fait prisonnier, la guerre aura une grande influence sur son travail. L'abstraction géométrique s'impose à lui, non pas parce qu'il n'osait peindre la réalité mais parce que c'était pour lui la seule manière de s'exprimer, de s'engager.

Dès 1947 il expose aux côtés de Fautrier, Hartung, Wols, Mathieu, Bryen et d'autres encore. Sa peinture évolue mais ne dévie jamais de son engagement original qu'est l'abstraction. Ses lignes, auparavant très construites, s'élargissent, se resserrent, se transforment en faisceaux, ce lyrisme trouvé qu'il maîtrise parfaitement deviendra son point d'encrage.

En 1949, il expose aux Réalités Nouvelles pour la première fois, salon auquel il restera fidèle toute sa vie.

Puis s'ensuivent de nombreuses expositions en galeries, musées et salons. Notamment au salon d'Octobre auquel Charles Estienne l'introduit ainsi que celui de Mai, aux galeries Maeght, Kaiser, Bongers et Barbier pour n'en citer que quelques unes.

Il meurt à Paris en 2001 à l'âge de 86 ans.

« On est séduit dès l'abord par un foisonnement de tons... Il y a un jeu de transparences... au-dessous d'elles les couleurs vibrent, suivant des accords subtils et des harmonies raffinées... Ce sont ces carrés, ces losanges, ces trapèzes, ces rhombes qui pressent en bataillons serrés et forment une texture substentielle... Toutes ces figures sont en mouvement dans un direction qui nous est suggérée plutôt qu'indiquée. Tout lyrisme digne de ce nom comporte sous-jacents, une ordonnance et un mouvement, une force intérieure... »


J. Grenier
Texte pour le catalogue de l'exposition « Groupe' à la Galerie J. Massol en 1959